Le burn out français et nos résignations

J’ai atteint un tel niveau d’exaspération politique que j’ai l’impression d’être au bord du burn out. Chaque jour je prends directement dans le ventre la honteuse réalité. Je vis dans un pays malade de partout, avec à sa tête des petits français, élus par la magie de tous nos renoncements, assis sur leurs privilèges, vidant les caisses à tour de rôle et à tours de bras sous nos yeux ébahis, se moquant allègrement de nos conversations et de nos avis, s’octroyant des primes, des salaires, des taux, des toits et des avantages généreux, inventant des lois scélérates sous la panique, chantant la Marseillaise au Congrès de Versailles, la larme à l’oeil entre deux mises en examen, désertant leur poste à l’Assemblée, démissionnant de leurs ministères pour retrouver leur mairie, profitant de leur poste, les yeux dans les yeux, pour placer l’oseille au frais, écrivant des livres de promesses malodorantes, courant de plateaux en plateaux pour déverser leurs éléments de langage, vidant le langage de tous ses éléments, bafouant la vérité au profit du profit, mentant le mardi pour se repentir le jeudi et se représenter le dimanche, la gueule enfarinée, rasant gratis et sans état d’âme, bénis par leurs camarades de promotion, coudes à coudes, soudés, calés dans les dorures, au son de la trompette républicaine lustrée par notre impôt massif et note dette souveraine.

J’ai la nausée, elle est là et elle ne me quitte plus, elle s’intensifie.

Je cherche des traces de l’intérêt général, je ne le trouve pas. Il a été noyé sous les partis, les syndicats, les associations, les lobbies, les groupes, les intérêts particuliers, les privilèges des uns qui font les bénéfices des autres. Le blocage est total, les verrous sont rouillés et les flambeurs continuent de parader devant six millions de chômeurs, une école qui se délite, une santé attardée, un indice de bonheur qui s’écroule au 29ème rang derrière le Qatar et une consommation d’anti dépresseurs qui fait le délice de nos laboratoires, eux aussi bien placés dans la course aux bien placés. Je dégueule ma peine et je pisse dans un violon. Comme vous. Français impuissant à qui l’on fait croire tous les cinq ans qu’ils ont leur destin en main, comme des veaux qu’on mène à l’abattoir en leur caressant le flanc sous une musique douce pour faciliter l’anesthésie. Cinq ans à nous déchirer pendant qu’une petite bande de petits français joue avec nos vies, nos économies, nos rêves de bonheur simple et de paix sociale. De temps en temps ils nous filent un os à ronger, qui d’un mariage pour tous, qui d’une loi de renseignement, qui d’une déchéance ou d’une indignité, et nous sautons dessus comme prévu, en bons petits soldats. Ils nous divisent à l’intérieur de nos familles, à l’heure où nous devrions plus que jamais nous aimer. Je suis écoeuré et perdu, silencieux, tétanisé par le sentiment d’impuissance. Les gens comme moi n’appartiennent à aucun intérêt particulier, hors celui de vivre bien ensemble, sans se déchirer, sans se méfier les uns des autres, tranquillement vivants sans faire de vague. Mais ça ne se passe plus comme ça… Cet hiver, l’un des nôtres est mort à trois cents mètres de l’Elysée. Je dis bien l’un des nôtres. Un membre du village, un cousin de cousin, certainement. On l’a laissé crever comme un rat aux pieds du Palais. Sans domicile. Pendant ce temps-là l’Élu assistait à des matchs de rugby et commémorait les chrysanthèmes, s’asseyait sur l’Histoire pour laisser une trace, de frein. Je n’en veux plus, de ces simulacres d’un temps passé et révolu.
Je ne veux plus d’un homme qui dit « moi je », il est temps que nous disions Nous. Aucune raison morale, technique et même de bon sens, qu’un seul homme du haut de ses petits arrangements entre amis, puisse décider d’envoyer le pays dans la guerre, et même de nommer la guerre, sans que nous, NOUS, ayons dit qu’il le pouvait. Aucune raison de modifier notre constitution sur l’autel de la peur. Aucune raison de prendre seul des responsabilités plus grande que lui. Sommes-nous donc fous d’oublier sans cesse, de fermer les yeux, comme ces femmes battues qui voudraient fuir mais ne le peuvent pas, prisonnières d’une peur qui les paralyse ? Si peu de choix entre l’incompétence, la malhonnêteté et la résignation ? Nous irons bientôt, en 2017, comme des moutons sous morphine, choisir entre trois personnages, glissant dans l’urne le nom d’un comédien, maquillé, média-trainé, porté par des intérêts qui nous sont étrangers. Le goût des jeux, même sans le pain, nous donnera quelques temps notre dose d’adrénaline et comblera notre sens du débat. Le lendemain, les trois quarts de la population auront la gueule de bois et retourneront tête baissée vaquer à leurs espoirs corrompus, jusqu’en 2022.

J’ai perdu le goût de ce cirque. Le pays est au bord du burn out et à la fin de cet article, je ne sais toujours pas ce que je peux faire. Cercle vicieux et vertigineux. Ce qui me fait peur, c’est ma propre résignation et cette colère stérile qui ne fait qu’engendrer de la colère stérile. À quel moment la somme de ces colères pourra-t-elle produire un son commun, un premier pas vers une remise au goût du jour de notre dignité ?

102 réflexions au sujet de « Le burn out français et nos résignations »

  1. Un désenchantement que je partage et que j’essaie de traduire comme je le peux, moi aussi, à travers ce que j’écris, que ce soit sous mon nom ou sous mes différentes identités de « ghost writer » (j’aime pas dire nègre).

    Mais je me demande parfois si ce n’est pas une question de génération. Vinvin et moi partageons en effet le privilège d’être nés au début de la grande parade du foutage de gueule née des Trente Glorieuses, et d’avoir donc assisté à l’intégralité du cirque politico-institutionnel qu’on nous sert depuis plus de 40 ans. Les plus jeunes n’ont pas encore tout vu, et les plus vieux ont connu autre chose, avant. Nous, on a simplement l’impression d’avoir passé notre vie entière dans ce bourbier d’hypocrisie où, en plus, on cherche à nous culpabiliser de ne pas adhérer pleinement à l’une des thèses nauséabondes que nos élus se sont réparties pour couvrir un maximum d’électorat.

    Normal qu’on en ait marre…

    1. Je partage hélas votre désenchantement depuis un bon moment. Depuis peu seulement, je me demande ce que nous attendons pour proposer l’alternative que nombreux attendent, il faut nous regrouper pour agir, avec nos compétences, notre intelligence, notre éthique et nos valeurs, humaines avant tout et non économiques. Ne baissons pas les bras, ne laissons plus faire, regroupons-nous pour foutre dehors tous ces vieux pourris et redonner du sens à nos vies ensemble. J’ai vu plusieurs liens dans les commentaires d’initiatives, je vais aller voir de plus près… Ne désespérons pas, ne cédons pas sur nos désirs !

    2. Bonjour,
      Venez rejoindre le mouvement de libération nationale, issu de la société civile, hors clivages, (+ 10.500 adhérents), avec le programme réactualisé du Conseil National de la Résistance « 30 glorieuses » qui a bien fonctionné et qui va être rétabli, vous pouvez découvrir le programme-citoyen sur le site les analyses journalières : UPR.FR
      Cordialement
      Patrick

      1. vous etes juste un mouvement de centre droit qui va se présenter aux prochaines éléctions, ce commentaire ferait presque preuve d’un certain cynisme a la suite de ce joli texte

  2. Salut Vinvin,
    Tu dis avec des mots choisis ce que nombre d’entre nous vivons au quotidien. Plutôt que de me résigner, je fais comme je peux ma part de révolution silencieuse. Appelons ça comme on veut. Certains adhérent au mouvement Colibris, inspiré par Pierre Rabhi. D’autres s’ engagent dans des collectifs moins visibles. J’ai fais le choix, bien avant que ces mouvements naissent, de faire, de vivre, de produire et de donner un exemple -imparfait et à améliorer- de vie autre. Je crois que la somme des énergies positives et constructives, à petite échelle, saura déjouer les manipulations stériles des décideurs aux arguments fallacieux. En attendant, nous avons besoin d’être dans la patience, l’amour, la réalisation de l’ouvrage bien mené, le respect, et nous avons besoin de garder dans nos coeurs et nos esprits que les valeurs de la République, de la nation, et même des Droits de l’Homme ne peuvent pas être balayées d’un simple revers de main. Pour le seul plaisir ou la seule folie de quelques uns. Avides de leur pouvoir. Aveuglés par leur médiocrité. Abattus par 200 ans de pressions industrielle et financière outrageusement honteuses.
    Alors j’ai fais le choix d’une vie saine, positive, et engagée pour le bien-être à long terme, coûte que coûte, quand bien même au prix du sacrifice apparent que l’explosion familiale lente et des difficultés liées au manque d’euros pour réaliser une transition délicieuse et génératrice de bonheur.
    J’ai peur. Depuis peu. Peur des fous qui dirigent ce monde sans vision. Peur des résistances négatives de la plupart de mes concitoyens. Peur des choix qui font que ma femme reste souvent dans le rang. Peur du non-soutien de mes proches dans mes choix de vie. Peur des a priori et des ingérences qui détruisent à petit feu toute volonté positive. Peur des doutes que d’autres cherchent à faire entrer dans ma tête. Peur des lâches et des pathétiques qui m’entourent. Peur même d’un monde liberticide qu’on cherche à nous imposer.
    Alors pour moi la voie est certes atypique et neanmoins à tracer : ce sera la voie d’une suite de vie saine et joyeuse loin des partisans, des béni oui-oui, des moutons. Dans ces choix politiques sous couvert de bien-penser et d’un vivre-ensemble rassembleur, les élus et décideurs grignotent nos libertés et nos valeurs de co-construction.
    Ma conscience s’est déjà élevée depuis bien longtemps. J’ai rendez-vous avec la nature et l’autonomisation progressive, avec celles et ceux qui désirent un monde dans le respect de la vie, des individus et du collectif que nous formons tous sur cette petite planète.
    Aux arbres citoyens. Bisous. Papa-chaman

    1. TIRAGE AU SORT EN POLITIQUE. Renseignez vous. Nous avons nous aussi le pouvoir de changer la constitution. Elle doit être faite PAR nous et POUR nous, le Peuple Souverain. Reprenons la main. Il y a des solutions à notre portée.
      Nous pouvons faire , au moins aussi bien qu’eux, au plus, beaucoup mieux.

      1. Sentiment partagé.

        Comment en sortir ?

        Aujourd’hui, je ne vois que le tirage au sort de l’assemblée législative pour retrouver le sens de la démocratie: nos politiques proposent et le peuple dispose.

        Les modalités précises restent à définir: une assemblée tirée au sort pour les décisions, une assemblée élus pour les propositions, quel organisation pour les ordres du jour, quelle durée de mandat … Il reste beaucoup de questions mais des gens assez sérieux ont déjà travaillé le sujet.

        Au final, cela doit faire un ou deux chapitres de la constitution à modifier.

        Comment y arriver ?

        Il faut un candidat à l’élection présidentielle dont le seul projet sera d’organiser un référendum pour l’adoption (ou le rejet) de cette nouvelle constitution et qui démissionnera ensuite.

        Qui est volontaire ?

    2. Oui Mike, je partage votre avis.
      Ma solution à moi :
      – me tenir éloignée de tous ces politiques, qui ont l’impression d’avoir du pouvoir, et ne peuvent rien….et ne veulent rien….d’autre que conserver la place dorée que la soi-disant démocratie leur offre encore aujourd’hui. Ah! les ors de la République! J’aime la France, j’aime mon pays, ce pays qui a tant de richesses, tant de potentiels !
      – les oublier, les ignorer, c’est une 1ère chose à faire. Surtout ne rien attendre des autres !!!!!!
      – prenons en main notre avenir, car je suis persuadée qu’il y en a 1. Il est de notre ressort, de notre responsabilité, de faire bouger les choses. Croyons en nos capacités, en nos forces. Arrêtons d’avoir peur du jugement des autres, des jalousies, des tabous.
      – être responsable de sa vie, ce n’est pas un vain mot. Nous avons le choix, et avoir peur du changement, d’oser des choses différentes, d’entreprendre, de prendre sa vie en main et de créer, sans attendre des autres, ça c’est une véritable liberté ! Alors profitons-en !
      – accuser les autres de tous les maux, est une façon de se dé-responsabiliser ! Posons-nous d’abord la question de « qui mieux que moi sait ce qui est bon pour moi ? »…
      – sachons se remettre en question, accepter les différences, croire que tous les maux sont concentrés autour d’une minorité, ET QUE LA MAJORITE des gens sont des gens bien, responsables, bienveillants, qui ont du bon sens, et une autonomie.
      – les nouvelles à la radio ou à la TV sont mauvaises ? vous avez le choix d’éteindre l’appareil, vous avez aussi le choix de prendre du recul et vous dire que ce qu’on voit à la TV n’est qu’à la TV….et qu’autour de nous, la plupart des gens vont plutôt bien, que nous vivons aussi beaucoup de bons moments….les catastrophes sont plus vendeuses que les bonnes nouvelles…alors on ne nous montre que ça ! et du coup vous finissez par croire qu’il n’y a que ça !
      Mais la réalité, votre réalité est toute autre….prenez le temps d’observer, capter tous les bons moments, le sourire de votre enfant, un ciel bleu magnifique…cette belle maison sur votre trajet pour aller travailler…observez, vous verrez probablement des choses que vous n’avez pas vu jusque là…
      Cela n’efface pas les problèmes, cela aide à les gérer avec plus de recul…..

      j’aurai tellement à dire à ce sujet…en tout cas, si vous voulez que des choses changent de manière positive dans votre vie, il faut que vous changiez des choses dans votre vie !
      Notre avenir est entre nos mains! Alors go !

      1. J’adore votre commentaire plein de bon sens, d’espérance, d’encouragement et de responsabilité. Vous avez parfaitement raison, c’est le citoyen qui est maître du destin de son pays!

  3. Je suis dans le même état d’esprit que toi, fatigué de tout cela, je n’arrive même plus à sourire de l’absurde, tellement il devient quotidien. Et je n’y vois plus aucun espoir d’amélioration, parce que les « hommes bons » ne voudront jamais du pouvoir, celui-ci étant réservé aux ambitieux et manipulateurs. Et comme majoritairement le peuple est manipulable… Faudrat-il attendre que nous crevions de faim majoritairement pour sortir dans la rue et foutre dehors ces clowns… certainement. Mais là encore apparaitrons d’autres ambitieux, d’autres orateurs doués, et l’histoire se répétera à nouveau, comme elle se répète depuis que l’état remplace le noyau familial.

  4. Bonjour,
    c’est difficile de te répondre, car tu fais déjà beaucoup, je crois, vu ce que je perçois en te suivant un peu. Ceux qui le font (et que j’ai pris le soin de lire) sont aussi acteurs, dirait-on, d’un évolution. C’est déjà ça.
    Les plus actifs ne sont pas forcément les plus visibles. Ils font dans leur coin mais ensemble, à une certaine échelle. Ils font quoi ? Peu importe. C’est la manière qui compte. On les croise tous les jours sans savoir pour quoi ils œuvrent, mais en sentant leur pas décidé, alerte, et leurs mots, leurs regards francs et englobants.
    Quand ils souffrent, ils disent : « C’est rien ! » C’est pas tout à fait vrai, mais ça le devient. Parce qu’ils ont tant à faire, ils sont tellement pris par les enfants, le boulot, les services rendus et la logistique, qu’en effet, la souffrance a peu de place et ils avancent, portés par le mouvement qu’ils impriment.
    Ils ou nous.
    Moi, j’apprends. J’ai mis l’orteil.

  5. Je suis, pour ma part, également d’accord avec vous trois – Vinvin, Bruno et Mike. Peut-être d’ailleurs du coup que j’ai moins peur. Grâce à ça. Et au quotidien, s’il y a bien quelque chose en laquelle j’ai foi c’est le lent, profond, essentiel travail qui est produit par le milieu associatif quel que soit son secteur. Facteur de lien social, agitateur d’idées, école de la démocratie, garant de valeurs collectives libres et volontaires, lieu de développement de la citoyenneté et de l’économie sociale et solidaire, il est le porteur des principes qui serviront la société de demain. Bonne journée à vous

  6. Bonjour,
    je vous suis depuis longtemps, mais je ne suis pas un participatif. Je ressens la colère et l’impuissance, mais je ne crois pas qu’il faut tout mettre sur le dos des politiques en tant que personnes avides et égoistes. Certes certains vont profiter d’un système, mais discutez avec un maire, un élu régional voire même quelques députés, ils sont comme la plupart des gens, de bonne volonté et ont choisi une voie pas forcément évidente.
    C’est là où nous vivons une époque pernicieuse, c’est que les petites lâchetés du quotidien, les compromis et oui un peu aussi les magouilles ont créé « un système » qui n’est pas tenu par des individus. Le système a certes déconnecté la classe politique mais il crée à présent du clivage entre toute srate de la société: medecin/patient, salairé/patron, client/taxi, taxi/Uber, etc etc… Tout le monde pense que tout le monde en profite plus que l’autre…
    Alors oui je crois que les solutions viennent des petits ruisseaux, et je crois que les gens de bonne volonté finiront par entaillé le système, mais de grâce ne participez pas au « tous pourris, c’est à cause d’eux » des politiques. Nous sommes tous dans le système.

  7. Cela fait des années que je te lis avec plaisir.
    Je n’avais jamais commenté jusqu’ici, mais là je suis tellement en phase avec ce billet que voilà, je n’ai pas pu m’en empêcher.

    Ça fait pas avancer le truc mais bon, on se sent moins seul 🙂

    Bonne journée à toi.

  8. Tel un lâche, j’ai fui la France, en 2005, deux ans avant même que Sarko commence à foutre vraiment la merde. J’ai à la fois honte et le sentiment égoïste de m’en être sorti car même si je vis désormais dans le pays le plus inégalitaire de l’OCDE, je me nourris du lien social présent dans chaque rue de chaque village, où il semble qu’une nouvelle politique, pour le moment très fragile, se dessine. Si j’ai à l’époque perdu la foi, c’est que je considérai, et je le pense toujours, que le Français est le premier responsable de cette, de sa, situation. Le boeuf que l’on mène à l’abattoir n’a pas beaucoup d’options de rébellion. L’anecdote qui me revient à l’esprit : en 1999, je me suis installé dans un village des Pyrénées, station thermale bien située avec quelques attraits plutôt sympathiques. Tous les gens que je rencontrai se plaignaient du maire et de sa politique arriviste et mégalomane. Le jour où j’ai su qu’il en était à son quatrième mandat, j’ai déménagé.

  9. merci pour votre article.
    Je me sens bien en phase de lire ce que je ne sais pas aussi bien exprimer que vous.

    2017… ils n’auront pas mon vote !

  10. J’ai beau habité à Barcelone, je ne me sens pas comme un lache qui aurait quitté le navire à la dérive … mais je sais aussi que je suis parti car je ne me sentais plus en phase avec certains comportements typiquement français …
    Et de loin, ça me fait mal au ventre de voir que la situation pourrie et que personne ne semble vraiment vouloir proposer une alternative.
    Alors que c’est possible, on peut le faire, il faut y croire et tous nous reprendre en main.

  11. De très nombreuses initiatives citoyennes se créent dont je vous invite tous à vous rapprocher et à soutenir pour enfin passer à l’acte

    – laprimaire.org
    – Ma Voix
    – Voxe.org
    – DemocracyOS
    – Cap Collectif
    – Parlement et citoyen
    – Les ateliers constituants
    – Fluicity
    – Democratie Ouverte
    – et bien d’autres

    Il est passé le temps de l’indignation, il faut maintenant transformer cette colère en force créatrice

    1. Que de mouvements ……trop de mouvements ….. les gens en place sont assurés d’y rester longtemps!
      Les citoyens payent leurs lâchetés, leur incapacité à faire respecter une véritable démocratie, car bien sûr nous ne sommes plus dans un système démocratique, mais dans une forme de « népotisme » soft!

      Tous nos élus se sont installés dans un JOB, bien rémunéré et plein d’avantages, oubliant qu’ils n’ont pas de JOB, mais un mandat!
      Si les citoyens ne comprennent pas cela … alors il ne faut pas pleurnicher, mais boire le vin jusqu’à la lie! C’est aussi simple que cela.
      Personnellement je ne suis pas très optimiste car la dérive dure depuis trop longtemps … FRANCE no FUTURE!

  12. Bonjour Vinvin,

    Superbe texte! Vraiment. J’ai apprécié chaque phrase. Vous exprimez magnifiquement ce que ressentent beaucoup de mes proches.

    Une petite coquille : « Il nous divisent à l’intérieur de nos familles »
    Il manque un « s » au « Il »

  13. Mon député, JC Fromantin, issu de la société civile dit que l’on a les hommes politiques que l’on mérite. Il a raison.
    C’est de notre faute si nous avons laissé des incompétents et magouilleurs prendre le pouvoir en s’occupant de la politique à notre place.
    Tu ne sais pas quoi faire? Il est temps de reprendre le pouvoir, notamment via cette initiative : http://www.territoiresenmouvement.com/
    Virons-les! Prenons leur place!

    1. Bonjour Stéphane, l’idée pourrait être (comme toutes celles qui fleurissent) séduisante si elle ne venait pas … d’un ténor du combat contre le mariage des couples de personnes de même sexe vous ne pensez pas ?

      1. Bonjour Eric,

        JC Fromantin est un catholique convaincu, et au moins on ne pourra pas lui reprocher de se laisser influencer par les sondages.
        Je ne partage pas forcément 100% de ses opinions, mais ce n’est pas grave. Je pense qu’il est important, pour changer le pays, de sortir des clivages droite contre gauche, pro-marriage gays contre anti-marriage gay, employés contre patronat, etc.
        On n’a pas forcément besoin d’être d’accord sur tout pour construire un projet commun qui bénéficie à tous.

        Par exemple, je suis sûr que vous n’êtes pas forcément d’accord avec 100% des idées de vos amis et pourtant, cela ne vous empêche pas de faire des projets en commun. Parce que vous ne vous focalisez pas sur vos divergences mais sur ce qui vous rassemble.

        Regardez cette interview de Fromantin : http://www.koztoujours.fr/entretien-fromantin-jappelle-la-societe-civile-a-sengager-en-politique
        Etes-vous contre 100% de ses idées? Improbable.

        1. Bonjour Stéphane, bien d’accord avec vous (et beaucoup) sur la necessité de dépasser les vieux clivages. Mais ne mélangeons pas : il ne s’agit pas d’être pour ou contre le mariage pour les couples homosexuels, il s’agit de la place de la conviction religieuse privée dans la sphère publique. Or Fromentin (comme beaucoup d’autres à commencer par le blogueur que vous citez) ont, à mon sens, donné à leur conviction religieuse personnelle une place incompatible avec ce que je pense être la règle dans un état laïc.

          Dans ces conditions il n’y a évidemment pas de projet commun possible puisque le socle sur lequel ils se construirait n’est pas le même.

          A sa façon, Fromentin ne vaut pas mieux que beaucoup d’autres en termes de malhonnêteté intellectuelle. Dans le cas particulier que je cite, son instrumentalisation des enfants au profit de ses convictions religieuses personnelles est (et reste), à mon sens, largement aussi disqualifiant que les autres comportements décrits dans ce billet. A l’époque j’avais eu l’occasion de m’en expliquer ici http://www.liberation.fr/societe/2012/11/15/adoption-pour-tous-les-droits-de-l-enfant-ne-sont-pas-menaces_860712 et je ne changerai pas une ligne à ce texte aujourd’hui.

      2. On parle divisions au sein de la société ? le mariage pour tous en a été une belle pour satisfaire un lobby ayant maintenant pour certains d’entre eux d’autres prétentions. Jamais l’extreme majorité gay avait demandé de « faire comme ». D’ailleurs passé l’effet de mode , le nombre de mariages s’amenuise grandement…et connaissent dorénavant les joies du divorce.

        Notre société très malade avait et à d’autres soucis autres que cet écran de fumée qu’un pacs amélioré aurait dissipé

        1. Aristophane, le mariage pour tous n’est pas le résultat d’un lobby gay comme vous le prétendez mais la simple et nécéssaire reconnaissance d’un principe d’égalité entre les citoyens. Vous n’imaginez pas à quel point cela change la vie des LGBT, le fait de se sentir « l’égal » de tout à chacun. Et oui, les gays ou lesbiennes divorcent comme les hétéros, et alors ? Un pacs « amélioré » n’aurait été qu’une rustine laissant sur le côté de la société les citoyens homosexuels, comme des parias. Ce n’était pas un écran de fumée mais un vrai progrès qui a permis de donner des droits sans en enlever à personne.
          La France s’est-elle vraiment « divisée » sur la question ou a-t-elle plutôt été manipulée par un groupe homophobe ? Il suffit de voir comment cette même loi a été votée dans de nombreux pays occidentaux pour se rendre à quel point ce combat était ridicule… surtout au pays des droits de l’homme !
          Ensuite, je suis d’accord avec vous, il y a tellement de « soucis » à résoudre que ce progrès sociétal n’aurait dû être qu’une formalité afin de se concentrer à d’autres urgences. Les opposants n’ont pas laissé le choix aux parlementaires en jouant l’obstruction systématique. C’est de leur responsabilité.

  14. Merci pour cet état d’esprit que je partage malheureusement aussi, comme beaucoup ici.

    Si nous sommes mécontents de notre offre politique nationale, comment pouvons nous proposer autre chose ? Faut-il créer un parti politique et risquer de tomber dans les mêmes travers ? Comment obtenir la visibilité nécessaire pour expliquer nos idées et notre volonté de changement ?

    Si nous sommes d’accord sur le constat d’insuffisance caractérisée voir d’incompétence de nos politiques, sommes nous tous d’accord sur les solutions à apporter pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ?

    Intéressé pour en discuter? faites-moi signe (ici ou sur twitter @francoisvillain)

  15. depuis de nombreux mois, j’ai déjà entendu, vu à la télévision des gens qui racontaient des conneries sur le sujet qui vous préoccupe. Mais là, je peux plus me taire parce que jamais je n’ai lu autant de conneries au cm2. Y en marre de cette vision de la France et des Français qui ne voient jamais que le verre à moitié vide et jamais le verre à moitié plein. Oui, comme tous les pays qui nous entourent, nous connaissons des difficultés mais pas plus pas moins que les autres. J’ai travaillé longtemps pour un groupe automobile, non pas celui auquel vous pensez mais l’autre, qui en une génération vient de se faire sa mue de constructeur strictement local à constructeur qui a sa place à l’international; çà en grande partie à des employés français qui ont su se remettre en cause. Je suis le fils de parents mariés au bord de la guerre, qui ont eu le courage d’avoir des enfants quand la nuit fasciste recouvrait leur pays, qui se sont battus au risque de leur vie pour qu’il retrouve le lumière. Je ne veux pas quitter ce monde en me disant qu’ils ont fait tout çà pour laisser leur succession à des enfants désespérants de bêtise et manquant du minimum de courage pour affronter la petite tempête que nous devons traverser.

    1. Le problème de ce monde tient dans le début de votre commentaire et cette petite arrogance qui nourrit vos certitudes. En terme d’écoute pour moi c’est chaud, mais passons. Ensuite vous ramenez une situation générale à celle de votre famille. C’est très intéressant. Bonne route alors et j’espère que vous saurez partager votre bonheur autour de vous avec autant de tact et d’élégance.

    2.  » J’ai travaillé longtemps pour un groupe automobile, non pas celui auquel vous pensez mais l’autre, qui en une génération vient de se faire sa mue de constructeur strictement local à constructeur qui a sa place à l’international  »

      Celui qui a réussi à faire croire au monde entier que le Diesel était propre ?

    3. Mais votre commentaire n’a rien à voir avec l’article de Vinvin… Relisez-le, il ne parle pas de l’état de la France et de notre capacité à rebondir… Il parle uniquement de nos hommes politiques. HS.

  16. C’est à la fois brillant et confondant pour moi de retrouver entre ces lignes une si fidèle formalisation d’un sentiment et d’un état d’esprit que j’ai beaucoup de peine à déterminer. Merci car, c’est déjà beaucoup de faire ça. Même si je jouerai le jeu, comme beaucoup, en 2017, pliant sous le chantage d’un devoir de citoyen aujourd’hui aussi épais que ce bout de papier glissé dans l’urne, à lire cette déclaration et les commentaires qui s’en suivent, j’y crois quand même, en nous, en la société civile, en les associations, à la base, grâce à tous ceux qui font tous les jours en y croyant. C’est sans doute de là que viendra une issue positive. Les moyens sont nombreux pour que chacun y participe.

  17. Bonjour.
    Ca a été mentionné plus haut. Mais il existe de vrai solutions qui ont un vrai potentiel !!
    Le-message.org par exemple nous concentre sur la constitution. Si nous pouvions arrêter de nous disperser svp, il suffit juste de comprendre que par la constitution, en s’y intéressant un petit peu, en voulant comprendre cette idée, on a une possibilité incroyable d’imposer un grand changement.
    Pour ceux qui ne connaitraient pas, allez voir svp, prenez 5 min, mais concentrons nous !
    On est tous face au meme constat donc ALLONS Y!
    http://www.le-message.org

    1. the politicians ruined the lives of million of people for so many years… will I go back to a more primitive life…….maybe……will I miss all the perk of this world….for a while absolutely…..at the end will I get a better life……but of course I never vote in my life ….and will never do it …..I know where I do stand about politic
      Merci

  18. Merci pour votre article. Cependant à mon avis il faut entrer dans l’ère du « JE » et non du « nous » qui se transforme tellement vite en « on ». Ce que je veux dire c’est que justement nous devons nous interroger individuellement sur notre je, et ce que nous pouvons mettre en place pour une intelligence collective, dans le plaisir à faire avec les autres par exemple.

  19. Bonjour. J’ai beaucoup apprécié votre texte, cela résume en partie ce que je pense de la politique et surtout des ces politicien(ne)s …

    Pour ma part, voilà ma politique :
    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime! il est complice (George Orwell) …. J’ai voté pour les présidentielles, et pas pour le reste, municipales, etc., mais depuis 2007, je ne vote plus, la goutte d’eau et tombé et plus rien ne passe.

    Une connaissance m’a balancé au visage :
     » Toi, tu n’a rien à dire, tu n’as pas voté ! »
    Et moi, de lui répondre :
    « Quand on vote n’importe qui, n’importe quoi, n’importe comment, pour se retrouver dans la situation actuelle, on ferme sa bouche ! »

    Pour l’instant les moyens me manque, mais dés que je les aient, je quitte le pays, je n’ai pas honte d’être Français, mais pour moi, la France et être Français ne veut plus rien dire ……..

    Je vous souhaite en ce vendredi une bonne journée et un bon week-end ….

    1. C’est pas génialissime de généraliser sur les choix d’une masse / l’ensemble d’une population et de les reprocher à une personne en particulier / un individu. C’est intellectuellement plus que bancal, il n’est pas responsable des choix des autres.
      Et si son vote vous parait mal choisit, à vous de discuter avec lui pour qu’il vote pour quelqu’un d’autre. Non ?

      1. Merci à vous de me répondre, mais vous vous trompez de personne !

        Si il est bancal pour ma part de généraliser l’ensemble d’une population sur cette personne, qu’en est-il de cette personne qui ma dénigré en me demandant de la fermer ! Et vous voudriez que je discute avec cette personne ?

        Toutes les personnes avec qui j’ai eu une discussion sur la politique et que ma réponse (qui toujours la même depuis 2007) est, « Cela ne me regarde plus, je ne vote plus », la réponse est approximativement la même et par l’ensemble de la population, « Si tu ne vote pas, ne la ramène pas ! »

        Enfin, si cette personne n’est pas responsable des choix des autres, qu’en est-il, alors ? Pour ma part quand l’ensemble d’une population vote pour la même personne pour la faire élire et que la personne est élu, c’est que vous avez quelque chose en commun avec l’ensemble de la population, les mêmes idées ! et bien dans ce cas, chacun est responsable des choix des autres !

        Sachez aussi que le Français, la Française n’a jamais tort, c’est toujours de la faute des autres ! et bien, j’applique la même « politique » avec ces gens-là et croyez-moi que la conversation tourne court …..

        1. Bien plus qu’un « devoir », le vote est un « acte » qui, au-delà de choix politiquement subjectifs, symbolise notre liberté d’expression dans une communauté. Ainsi, voter « blanc » sera toujours cent fois, mille fois plus responsable (au sens adulte) qu’une abstention. Cette dernière sera toujours, pour moi, une forme d’immaturité qui se cache derrière un soi-disant geste de révolte.

  20. Drôle, vous parlez de burn out! Je publie jeudi prochain mon nouveau pamphlet politique, « lettre d’un citoyen au bord de la crise de nerf », intitulé « ULTIMATUM ». J’ai donné la priorité à une édition numérique, plus rapide, moins chère, pour ce coup de sang et ce ce cri du coeur…Journaliste politique pendant des années au Monde et à l’Obs, je m’efforce par mes écrits de réveiller le citoyen et de raconter ce « milieu » politique que j’ai bien connu…En exergue de ce livre, ce mot de Stefan Zweig « quand les drapeaux sont déployés, tout l’intelligence est dans la trompette… »
    Trompette, clairon….

  21. Très beau billet, et parfaitement en phase avec vous: colère, exaspérations, hallucinations… Notre génération assiste à l’effondrement des valeurs telles que la connaissance au profit du savoir, de la quête au profit du paraître, de la fraternité et du don au profit de la communication. Nous assistons à l’effondrement de l’être au profit de l’avoir et par là même à l’effondrement de ce qui fait la conscience politique. Une solution Vinvin ? Que nos remerciements et nos félicitations vous aillent droit au cœur, siégé du bonheur. Que nous acceptions notre profonde tristesse de voir ce que l’homme occidental est devenu, que nous sachions ensemble verser nos larmes, parce que oui, nous pleurons. Et en France plus qu’ailleurs n’en déplaise à certains ( allez donc faire un tour au Canada, en Australie, en Norvége, en Indonésie…). Et prendre le temps de ces larmes pour les voir fertiliser des projets et des actions de ceux qui pensent et agissent autrement. Et ne faire que cela, ne plus voter, manger autrement et supprimer le mensonge de notre vie (la télé, la médecine allopathique…). La vie c’est un jour après l’autre et nous sommes redescendu au sous-sol. Rien à faire de la maison et sa taille, cela appartiendra à d’autres, mais nos premières marches doivent être solides et belles.

  22. J’étais dans le même état jusqu’à ce que je réalise le mensonge historique et la main basse sur la France effectuée par une oligarchie avec l’appui de la constitution rédigée par leurs pairs.
    Et puis j’ai beaucoup lu et suis arrivée à la conclusion qu’une restauration de la monarchie constitutionnelle serait la seule solution si nous vouons échapper au pire et avoir une figure qui nous fédère comme chez les anglais, les néerlandais etc.
    Mais enfin… Tant que la figure du roi sera dans l’inconscient collectif assimilée à perruque poussiéreuse tyrannique versaillaise on ne pourra pas beaucoup avancer.

  23. Merci. ce témoignage « écho » en moi.

    Oui, certes le verbe « échoer » n’existe pas en français, mais c’est ce que je ressens, en action, vos propos ont un écho puissant dans mes pensées.
    « Ça » résonne avec gravité. Cette exaspération face au gâchis, au « laid-moche-pas soutenable » voire obscène.

    J’ai le sentiment tenace que ces « décideurs » sont des bricoleurs, et pas des meilleurs.
    Je coupe le son à chaque discours où le locuteur politique dit « moi Je » et pardonnez ma vulgarité, j’ai bien envie de « lâcher » un ta G***.

    Oui je sens une colère qui chez certains d’entre nous va devenir violence. Cette violence quand on a pas les mots (envers nous-mêmes et les « zautres »).
    parlons en de ces mots: éléments de langage, formules toutes faites, paroles fausse, jargons… Un processus étrange, comme la « novlangue » imaginée par Orwell…

    Le spectacle de nos gouvernants est pathétique, le notre aussi, les consciences ne sont pas toutes nourries des mêmes expériences et en conséquences peinent à voir dans la pensée de l’autre ce qui pourraient concerner tout le Monde.
    Peut-être l’action individuelle engagée, locale, minuscule mais patiente et entêtée pourra interférer avec l’aliénation et la perversité des procédures et processus qui conditionnent nos vies… que dis-je de plus en plus se sont juste nos « existences » car la Vie ce n’est pas la médiocrité et la peur.

    Je suis triste, triste triste,… Très triste parfois, à en pleurer… Mais je suis déterminée à ne pas jouer certains jeux, à parler autour de moi, à sourire à mes concitoyens, à faire encore du bénévolat réjouissant, à transmettre les choses bonnes que j’ai réussie à apprivoiser…

    Merci encore, vous avez écrit des mots qui disent ce que je ressens quotidiennement.
    ne NOUS laissons pas vaincre par cette obscurité. Hauts les cœurs !

  24. Ce qu’il nous faut, c’est juste une démocratie.

    Réaliser que l’élection est une supercherie : une solution de facilité qui donne carte blanche aux politiciens et permet de facto aux riches (ultra-riches) d’acheter le pouvoir politique (par le contrôle des médias, la corruption directe, le financement des campagnes).

    Nous devons (nous les citoyens !) réécrire la constitution française, comme les Islandais l’ont fait, et y instaurer des mécanismes de garantie de la démocratie :
    – Référendum d’initiative citoyenne (=votations en suisse)
    – Inéligibilité à vie en cas de condamnation
    – Mandats courts, non renouvelables, non cumulables
    – Mandats impératifs
    – Chambre de citoyens tirés au sort, pour mandats de contrôle ou en remplacement du sénat.
    – Encadrement des médias comme 4e pouvoir (pas de contrôle des médias par une poignée de milliardaire comme c’est le cas aujourd’hui !)

    Il y a paquet de mouvements citoyens qui oeuvrent dans ce sens en se moment :
    – Les gentils virus (http://gentilsvirus.org/) qui diffusent ces idées là (http://le-message.org)
    – Article 3 (article3.fr) qui militent pour l’obtention du RIC
    – Mouvement pour la 6e République (M6R) avec 100.000 signataires, pour former une assemblée constituante
    – Démocratie Réelle (http://www.democratiereelle.eu/) qui présente régulièrement des candidats tirés au sort aux élections locales, et milite pour une démocratie directe
    – #MA VOIX (http://www.ma-voix.fr/) : Nouveau mouvement, même principe que démocratie réelle, pour les législatives de 2017
    – LaPrimaire.org – La Primaire Ouverte pour 2017 (http://laprimaire.org/) : Primaire citoyenne, pour les présidentielles
    – MouvY: (https://mouvy.fr/) Une charte qui appelle à quelques principes simples pour l’assinissement de la politique
    – AntiCor (http://www.anticor.org/) : jeune association qui fait un super boulotde veille sur la corruption en France (avec poursuite d’élus, médiatisation d’affaires, …)

    Voilà.
    Choisissez votre combat / mouvement, venez nous aider !
    Tout reste à inventer. Dites vous bien que nous n’avons encore JAMAIS expérimenté la un régime qui mérite le qualificatif de démocratie …

  25. Alors au delà du burn out, je vous invite à lire Bernard Stiegler « la fin du travail » et a voir le documentaire « Demain » ! Nos élites patronales ou gouvernementales sont stupides car frappé de stuppeur comme nous ! Maintenant va venir la rétroaction pour se reconstruire tous. Le monde ne sera peut-être plus le même. Une rétroaction est préférable à une révolution !
    Est-on prêt a accepter les transformations ? Elles sont préférables au métamorphoses.

  26. Mon Ami, un seul mot , félicitation.
    Terrible constat d’impuissance et de frustration, que de souffrances en réalité . Relire LABORIT , pleurer de rage, combattre pour survivre et le devenir de nos enfants

  27. Burn out ou état d’urgence ?

    Ce n’est pas du tout le moment de se “burner out”, ni de s’indigner, ni de se lamenter.
    Il est plutôt grand temps d’Agir.
    Non pas agir contre les terroristes légaux des gouvernements ni contre les Monsanto, ce serait peine perdue d’avance, ils ont un très important rôle de destruction à terminer de jouer.
    Mais Agir pour préparer sa survie et celle de ceux qui le méritent.
    Car ça va, de toute façon, péter et pire péter très très fort.
    Un état de très grande urgence est à décréter à soi-même et à ceux qui ont encore des yeux pour Voir.
    Il y a un état de très grande urgence à se regrouper entre personnes “ particulières ” (pas avec n’importe qui), pour préparer (pas n’importe comment, mais au plus vite) l’Arche qui permettra de passer par dessus le très futur déluge de feu et de sang déjà visible à l’horizon proche.
    Au moins les 2/3 de la population mondiale vont mourir, c’est planifié, organisé et c’est quasi prêt à tomber.
    Il y a état d’urgence avant le trop tard.

  28. Bonjour,

    Je crois que vous faites erreur dans votre analyse. Vous réclamez le « Nous » tout en exaltant le « Je ». L’un des effets de l’individualisme de notre époque est de ne se sentir représenté par personne. Les comportements que vous décrivez avec justesse existaient à l’identique il y a 30 ans sans que cela ne provoque autant d’indignation. Parce que la population était moins émancipée? Je ne le crois pas. En revanche elle était plus politisée.

    Or cette atomisation des relations humaines nous entrainent vers un apolitisation croissante dont vous vous faites ici le relais, car comme vous l’écrivez, les gens comme vous : « n’appartiennent à aucun intérêt particulier, hors celui de vivre bien ensemble, sans se déchirer, sans se méfier les uns des autres, tranquillement vivants sans faire de vague ».

    Comment dès lors ne pas déléguer votre pouvoir à des experts autoproclamés dès lors que vous vous refusez à l’exercer collectivement avec vagues et fracas? Et comment reprocher à ces mêmes experts de vous trahir alors qu’il leur est tout bonnement impossible de traduire politiquement les 60 millions de volontés des 60 millions de français?

    Nous sommes tous déçus et nous sommes condamnés à l’être, en tant qu’individus. Je ne vois que deux issues, la première vers laquelle nous nous dirigeons lentement est une dictature douce qui se déguise par l’alternance nominale d’une politique semblable. La seconde, c’est la démocratie, notre reprise du pouvoir par la décision collective. Comme vous le dites, on tente de nous faire passer le vote comme une traduction de l’opinion collective. Le vote est un choix solitaire, dans le secret de l’isoloire. Ces choix agrégés ne feront jamais l’intérêt général. Reprenons les premiers systèmes logiques de la démocratie en nous réunissant en assemblée, y désignant des délégués, prenant des décisions locales, traduites au niveau national et chassons la peur et le flegme qui nous condamne à l’inertie ou à la régression…

    1. Voilà le premier commentaire vraiment digne d’intérêts et de méditation. Et pour notre part je souhaiterais que nous choisissions la démocratie et n’attend aucun chef ni monarque éclairé, ni humain providentiel ! A bientôt au détour de l’à venir !

  29. Merci, merci. Votre texte est comme un aérosol qui libèrerait une oppression à la poitrine, car quand à la tristesse s’ajoute la solitude, c’est un goût de métal et de cendres qu’on emporte partout avec soi. Mais dès lors qu’on n’est plus seul, qu’on a l’impression que chaque phrase et chaque mot aurait pu sortir de votre ventre, jaillir du même endroit de votre désespoir, là il se produit comme un miracle qu’on attendait plus. C’est la main qu’on aperçoit dans le remous des vagues, elle ne vous sauvera peut être pas de la noyade, mais du moins vous savez qu’il y a de l’humain tout près, vous avez un regard à croiser, un pauvre sourire à recevoir et à donner. Ce n’est peut être pas beaucoup, mais en même temps, c’est tout.

  30. je ferai court (car ce qui est long n’est pas lu)
    >tellement d’accord avec cet article
    >le pire c’est que ça fait 60 ans que ça dure (mais comme on est connecté encore + on sait encore +
    >ce qui me desespère c’est que beaucoup (hors moi) de despespérés vont voter FN parce que « ça peut pas être pire » (alors que si!)
    Thomas

  31. Merci Vinvin tu décris très bien notre démocratie malade de ses élites, ses corporatismes, ses faibles marges de manœuvres gâchées et ses renoncements.
    Et ce sentiment d’impuissance du citoyen.
    Que faire ?

    Et si, au lieu de l’abstention, ou pire, du vote pour les extrémistes voire du blocage du pays par la rue, nous, NOUS, citoyens, nous emparerions du problème et décidions de nous regrouper, de chercher l’intérêt général, sans dogme et idéologie, mais avec pragmatisme, bon sens et bienveillance ?
    Les outils numériques nous permettent aujourd’hui de nous mobiliser, de réunir des compétences, d’échanger nos idées, voire même de financer une campagne par crowdfunding…
    Il y a de nombreux exemples en Europe et même en France à une petite échelle (Saillans en 2014) de réussites de mobilisations citoyennes pour prendre le pouvoir et remettre la démocratie en marche.
    Vaste programme mais à lire tous les commentaires il y a de nombreuses initiatives en cours, comme LA TRANSITION.
    Bougeons-nous !!

  32. Entièrement d’accord sur la perte de souveraineté du peuple…Les politiques profitent de la résignation des gens du peuple qui critiquent mais délèguent, car ils pensent qu’ils ne seraient pas capables ou n’auraient pas le temps de s’engager et de décider, alors que les politiques, « ils ont été formés, ils ont fait des études… » , j’en passe et des meilleures. Je dirais que les politiques ont été formatés (par l’ENA ou autre) pour aller dans le même sens, qu’ils soient « de gauche » ou « de droite ». Chaque citoyen est doué de raison, de bon sens, chaque citoyen peut faire des choix, s’il est correctement informé, ce qui n’est pas le cas de nos jours car les médias sont entre les mains de 10 milliardaires qui « informent » à leur sauce. Ajoutons à cela une frilosité, une peur du changement, la peur de perdre le peu que chacun a économisé, la soumission au discours ambiant des « spécialistes en spécialités », comme ces économistes politiquement corrects qui rabâchent à longueur d’antenne que sortir de l’euro c’est dangereux, qu’il faut une politique de rigueur, que sortir de l’U.E, c’est aussi très risqué (demandez aux Islandais)…Et les citoyens voient leurs libertés, leurs conditions de travail, leur vie de tous les jours, leurs espoirs d’une vie meilleure se rétrécir, comme peau de chagrin…Les jeunes ne savent pas ce qu’est le CNR de 1945, ce qu’il a apporté socialement. Chacun se replie dans sa sphère communautaire, sa religion, sa sphère privée qui devient publique, comme les « Je suis Charlie », confondant le sociétal qu’on leur sert tout chaud et le social, les valeurs citoyennes, la république, la vraie…les croyances et le rationnel. Dès qu’on prononce le mot « politique », tout le monde pousse des cris, alors que la politique gère nos vies, qu’on le veuille ou non. Les plus engagés confondent internationalisme et mondialisation, ils se font rouler par le système. Ils croient que les Etats sont responsables des guerres alors c’est le système politico-financier, les multinationales qui manipulent (Hitler n’aurait jamais eu autant de capacité de nuisance s’il n’avait été aidé par des multinationales américaines, allemandes, etc. voir le film de Verneuil « 1000 milliards de dollars »). Le cadre de l’Etat indépendant, pas enchaîné à l’U.E., comme la France, est indispensable pour développer une vraie politique au service du peuple et pas asservie aux intérêts particuliers, il faut des référendums d’initiative populaire, une Constituante, comme le préconise Etienne Chouard. L’U.E n’est faite que pour les gros qui s’enrichissent en pratiquant le dumping fiscal (Irlande: taxes à 12,5% alors qu’en France c’est 33%), la concurrence déloyale, comme les fermes géantes de l’ancienne Prusse avec des employés roumains ou bulgares sous-payés, qui vendent aux grandes surfaces et coulent les fermes de nos paysans qui se suicident, le prétexte de la dette qui ne sera jamais remboursée à cause de la loi du 3 janvier 1973, qui dit que l’Etat doit emprunter aux banques privées. Nous devons retrouver nos frontières, sortir de l’OTAN, cesser d’aller bombarder les populations civiles au Moyen Orient, séparer les banques de dépôt et les banques d’investissement financier en Bourse, retrouver notre indépendance et notre pouvoir de relocaliser, de recréer nos entreprises et notre marché intérieur, d’échanger avec les autres pays mais de gré à gré, selon les principes de la Charte de La Havane de 1947, sans subir la loi des plus gros. On ne peut retrouver notre pouvoir de décision que si l’on sort de l’U.E. et de l’euro, unilatéralement et en douceur…pas besoin d’une pseudo révolution ou d’un grand chambardement, mais le pouvoir décisionnel doit revenir au peuple (pas comme en 2007 où la décision du peuple de 2005 n’a pas été respectée).

  33. Un peu épuisant cette forme d’auto-flagellation permanente !

    Je trouve qu’il y a une certaine complaisance à s’écouter dire que rien ne va, que la déprime est généralisée, que l’on a déjà dépassé le fond du trou. Bon voilà, çà c’est dit et alors qu’est-ce que l’on fait ?

    Est-ce vraiment simplement la faute des autres, les politiques, l’état, les entreprises, le prix du pain, les regards méfiants, les trop riches, les trop pauvres, ceux qui pensent et ceux qui ne pensent pas ou ceux qui pensent trop pour nous. Et si tout un chacun nous assumions la responsabilité qui est la notre dans ce qui est notre collectif !

    Je ne suis pas morose, je passe beaucoup de temps à l’étranger dans des pays où il y aurait mille fois plus de raisons d’être dans cet état dépressif et où malgré tout, chacun essaie d’embellir sa vie et son futur.

    Nous avons les outils pour être maître de nous même et de ce que nous sommes en tant que communauté, de ce que nous sommes en tant qu’individu, utilisons les c’est tout. A la fin, quoi que l’on dise, la décision nous revient.

      1. D’abord merci pour cet excellent billet d’humeur, qui fait, hélas, quasi l’unanimité…
        Inutile de refaire un speech, tout (ou presque) a été dit dans les commentaires.
        L’actualité (notamment le blocage des raffineries + grèves annoncées dans les centrales nucléaires) est en train d’intensifier le conflit… et, peut-être, de créer une révolution ? A moins que cela finisse par diviser davantage des français ?

        Mais revenons à la question… Que pouvons nous proposer ?
        Beaucoup d’idées, mais chaque « groupe » défend la sienne, qui est forcément toujours meilleure que celles des « autres »…
        Un « sauveur » ? Autant croire au Père Noël… Des primaires ? Et ça va changer quoi ? Une Constituante Populaire ? Et nos élus vont nous regarder faire sans réagir ? Soyons sérieux…
        Certains ont cité le RIC (Le référendum d’initiative citoyenne) et je suis plutôt d’accord, voire « militante ».
        C’est pour l’instant le seul « truc » si pas le + facile, au moins le + évident à obtenir… Le reste suivra… Cela me semble possible, dans la mesure où nos gouvernants, préfèreront lâcher du lest, face à l’agitation actuelle, pour avoir « la paix ». Comme ils sont méprisants, et convaincus que nous ne sommes que des moutons, des idiots incapables… ils pourraient accepter de nous donner l’illusion que « le peuple » peut participer à la vie politique… mais qu’étant désunis, individualistes et râleurs professionnels, nous serons incapables de réunir suffisamment de voix pour fédérer des idées et obtenir le « quorum » pour abroger ou voter des lois…
        A nous de les surprendre !
        http://www.article3.fr/informations/definition-du-ric

    1. J’ai déjà lu plusieurs fois ce commentaire disant qu’à l’étranger les gens sont moins moroses, qu’il faut réagir individuellement, qu’il faut arrêter de se plaindre, etc.
      C’est hors sujet, car l’auteur de l’article parle bien de la situation politique, de la gestion du pays et non pas de la gestion individuelle…Il ne parle pas du privé mais du public…Cette réaction montre bien que l’entreprise des politiques fonctionne à merveille: ils veulent que la sphère privée envahisse la sphère publique, que les gens perdent le sens de la citoyenneté, de la république, de la vie sociale. Evidemment, ils font tout pour décourager les citoyens de s’intéresser à la politique (combien de fois on entend le fameux « tous pourris! »), à la gestion de leur pays; pendant ce temps-là ils peuvent faire leur petit bizness sans être dérangés, vivant aux crochets de l’Etat, de l’U.E., des lobbies…Ils favorisent le communautarisme et font tout pour que les citoyens se désintéressent du sort de leur pays (« diviser pour mieux régner »). Justement, l’auteur de l’article se désole de constater qu’il n’a plus voie au chapitre en temps que citoyen, il se désole que ses choix ne soient pas pris en compte, que la démocratie soit un vain mot. Et il a raison, les décisions du peuple ne sont pas respectées, comme en 2005 où le peuple a voté non à la Constitution de l’U.E. pour voir que la France adhère au traité de Lisbonne en 2007… Laissez-moi rire quand vous dites:  » A la fin, quoi que l’on dise, la décision nous revient »…C’est faire preuve d’un aveuglement certain sur la situation actuelle. Bien sûr certains prétendront que nous sommes en démocratie puisqu’on vote, que nous élisons des représentants à l’Assemblée nationale (qui souvent ne représentent qu’eux et leur parti), à la région (qui va tendre à remplacer l’Etat qui gêne); en ce qui concerne les communes, les maires commencent à comprendre que cette démocratie de proximité va leur être enlevée, avalée par le gigantisme ambiant (métropoles, etc.). Une démocratie participative court-circuiterait ce système de l’entre-soi bien huilé, des référendums d’initiative populaire sur les sujets importants, des règles pour empêcher les abus: un élu à un seul mandat non cumulable, supprimer le Sénat, diviser par deux les députés, par contre laisser exister toutes les communes et leur maire ainsi que les départements, créés à la Révolution, supprimer la concentration des médias (10 milliardaires détiennent tous les médias), refaire un Conseil National de la Résistance à la mondialisation, retrouver notre Etat en sortant de l’U.E., de l’euro et de l’OTAN, réindustrialiser le pays, le « réagriculturer » aussi, relocaliser nos entreprises en retrouvant des frontières…

  34. Le BURN OUT n’est pas que français mais touche tous les pays développés où règne les seigneurs de l’argent.
    Par qui est décidée la politique?Par ceux qui ont le POUVOIR FINANCIER et qui forgent l’idéologie dominante qu’ont fait rentrer dans la tête des citoyens enuques.Mais ceux dont je viens de parler,ils sont insaisissables.
    Autrefois c’était le seigneur et on savait où le trouver lors d’une jacquerie.Ensuite lors de la Revolution on a su trouver les nobles sauf ceux qui avaient fui le pays.Pendant la Revolution Industrielle,on savait trouver les patrons exploiteurs et avec grève et pouvoir de force de la classe ouvriere,il a été possible de faire des avancées sociales.
    Aujourd’hui où voulez vous trouver les décideurs de l’oppression.
    Les gouvernants sont aux ordres de ces puissants et s’ils veulent garder leur pouvoir ils doivent obéir à la finance multinationale sinon on les fait sauter par tous moyens tels que prise de controle des médias,banqueroute organisée,organisation fasciste destinée à monter les individus les uns contre les autres afin de faire oublier les responsables réels de la situation,coups d’état,guerres.
    J’ai relevé dans les commentaires de ceux qui m’ont précédé sur ce blog la phrase suivante: »Réaliser que l’élection est une supercherie : une solution de facilité qui donne carte blanche aux politiciens et permet de facto aux riches (ultra-riches) d’acheter le pouvoir politique (par le contrôle des médias, la corruption directe, le financement des campagnes) ».Tout à fait vrai mais regarder aux USA une campagne électorale où les milliards de dollars valsent et pourtant c’est le pays exemple!!!

  35. Pardonnez moi mes enfants… 2028, alors que le chaos règne dehors, je suis là, face à ma conscience, avec rien d’autre que mes yeux pour pleurer… Mon grand amour s’en est allé. Emporté par une longue maladie causée par toutes ces saloperies que nos chers industriels ont fait bouffer à des générations entières. Je n’ai plus de nouvelles de mes enfants, ces derniers ne m’ont jamais pardonné de n’avoir « rien fait ». Je vis reclus dans l’ancienne maison de ferme qui m’a vu grandir, en attendant qu’une horde de sauvages vienne s’emparer du peu de choses qu’il me reste… Pourtant… 2013, tout va bien. La quarantaine me réussit, j’ai une famille magnifique, un métier passionnant et je gagne plutôt bien ma vie… En bon citoyen Français, je profite de quelques avantages mais au fond de moi, quelque chose ne va pas… Ce monde dans lequel je vis ne tourne pas rond et je vois bien que la société et son système économique vont droit dans le mur. Mais que faire? Je possède une maison, une entreprise, quelques belles voitures et un peu d’argent sur mes comptes… Je ne peux cautionner une révolte au risque de tout perdre… Alors comme le plupart des gens de la « classe moyenne », celle qui se lève tôt, je me résigne à quelques véhémences à l’encontre des politiques, des grands patrons et allocataires du RSA…tout en me disant au fond de moi… »pourvu que ça dure !!! » Seulement voilà, c’a n’a pas duré… Quelques années après la Grèce, l’Espagne et l’ Italie ce fut la France qui déposa le bilan… entrainant le reste de l’Europe dans en chaos total… Ceci est une fiction… Pourvu qu’elle le reste…

  36. Cher vieux blogueur,
    (nous avons commencé nos blogs en même temps en 2005, d’où cette familiarité d’ancien combattant).
    Je viens de présenter ton remarquable billet chez moi, ici :
    http://grincheux.typepad.com/weblog/2016/02/vinvin-le-burnout.html
    Tu ferais plaisir à un tas de gens en remplaçant dans ton titre le F de Français par un f dans « français », ici adjectif… et comme le billet est déjà presque parfait, il deviendrait parfait.
    Courage, on les aura !

  37. Qu’il me soit pardonné d’avoir précédemment, ici, laissé sous la forme d’un « commentaire » un message qui aurait voulu être adressé confidentiellement à Vinvin… mais je n’ai pas trouvé où cliquer pour lui écrire. Loin de moi l’idée de faire ma promotion au travers d’un commentaire.

  38. Tout d’abord, comme dans beaucoup de commentaires que j’ai pu lire, merci. Merci de mettre des mots sur ce sentiment d’indignation qui me monte des tripes tous les jours.
    J’ai pris le temps de lire les commentaires et voilà, je suis entièrement d’accord avec la plupart d’entre vous sur la nécessité d’inventer autre chose, de faire évoluer cette constitution et même de balayer cette vieille « république » afin de se réinventer ensemble localement pour commencer.
    Mais une peur persiste en moi. Je travaille dans le social, j’accompagne tous les jours des familles en grande difficulté, et je ne parle pas seulement de pauvreté financière mais aussi sociale, intellectuelle…quand la maladie psychique ou l’addiction s’invite au banquet ! qu’allons nous « inventer » pour eux ? Seront-ils capables de se réinventer eux mêmes? J’en doute et je crains que cette société future ne les laissent encore plus en marge encore !

  39. J’aime beaucoup ce que vous avez ecris. Aussi j’aimerai vous poser une question.  » quelle(s) solutions apporte votre lettre ?
    Je vous prie de ne pas vous sentir « agressé » c’est juste une interrogation 😊 . Je n’est pas les connaissances pour écrire de la même façon que vous… Moi je regarde les êtres humains dans leur vie je les mets en image , j’aime leurs qualités comme leurs défauts. La vie, le monde n’est pas si évident. J’ai toujours en tête que 7 Milliards d’humains font autant de différentes pensées …😊😉

  40. Bien heureux d’être tombé sur ce post, par hasard, alors que je suis hospitalisé.
    Ce qui est étonnant, c’est que j’aurais pu l’écrire tellement je partage ces mots et ces idées.
    Devant ma télé, par obligation, je me rends compte à quel point elle nous conditionne. Que ce soit par des émissions qui n’apportent rien sauf le ridicule gratuit, l’information en boucle sur des sujets plus que mineurs et par des « journalistes » qui ne sont même plus dans le quotidien des gens simples et qui posent des questions sur des choses qui n’intéressent qu’eux-mêmes et à des personnes auxquelles on donne du crédit alors qu’elles ne sont que malices, manigances, calculs, orgueils, traitrises …. et j’en passe et des meilleurs.
    Lorsque j’entends Jean-Louis DEBRÉ dire au grand journal : « vous croyez encore aux promesses des politiques ? » et à la question « et vous ? « , il répond : « Non … la politique ce sont des slogans … nous avons tous une responsabilité individuelle « !
    Les politiques ne peuvent plus rien faire, à part s’enrichir individuellement et en faire profiter les amis, se donner en spectacle ou essayer de mettre un nom à une loi, une de plus qui alourdira encore celles déjà existantes et que le copain de l’autre rive s’amusera à détricoter pour le plaisir.
    Bref, je ne sais plus où je vais par mes propos mais une chose est sûre, je garde l’esprit critique, j’explique à ma fille, qui se fait une joie de pouvoir voter aux présidentielles de 2017, pourquoi je vote blanc depuis des années. Et j’essaie de trouver une solution pour tous ceux qui veulent garder les yeux ouverts et qui préfèrent profiter des belles choses de la vie plutôt que de vouloir briller par tous les moyens en prenant plaisir à enfoncer l’autre.
    Bien heureux de voir qu’il existe encore de belles personnes … je commençais à douter !
    Liberté

  41. Bonjour,
    Tres bien votre blog sur nos elus. J’approuve aussi beaucoup de vos commentaires.
    Je suis de ceux qui ont connu autre chose, mai 68 en particulier, et vous ignorez comme cela a pu faire du bien même a ceux qui étaient les plus réticents ! Je me souviens qu’a cette epoque les élus communistes ne conservaient qu’une petite partie de leurs émoluments, j’aimerais d’ailleurs bien savoir s’ils persistent encore a le faire aujourd’hui ? Ne pensez vous pas qu’une telle mesure appliquée a tous nos élus aiderait bien a leur engagement politique et social. Il conviendrait aussi bien sûr de considérer comme corruption le versement d’indemnites par les lobbys.

  42. Merci, merci d’exprimer clairement (tel un clairon) ce que ressent un grand nombre d’entre nous.
    Depuis des années j’essayai de défendre l’indéfendable: – « Mais non il y a encore un espoir, tu verras avec la gauche, ça sera moins pire, bla bla  »
    Et puis le dégout, l’avalanche. Cahuzac à été le début d’une triste fin . Il te regarde dans les yeux, il ment devant la camera (nous) à l’assemblée (la notre) …. .
    Je ment à ma fille de 8 ans en l’emmenant dans l’isoloir: -« tu vois ce geste ? c’est important ». Quelle tristesse !
    Bref ce qui me fait croire (naïvement ) en notre pays, c’est notre devise.
    Pour commencer quelque chose de nouveau, on pourrait ajouter dignité, non ?
    Le monde est vraiment pourri MAIS la vie est belle ! (c’est bateau mais c’est beau).
    Re-merci et gros bisous.

  43. Longtemps, bien longtemps après la parution de ce billet, parce qu’un mois, en termes d’actualités, c’est long : merci d’avoir écrit cela.

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