C’est donc comme ça que débutent les guerres ?

En étudiant l’histoire, à l’école puis à la fac, je me suis toujours demandé comment il était possible d’entrer en guerre. J’ai toujours été effondré par l’idée que des gens sympas, normaux avec des vies distraites et une bonne convivialité, pouvaient soudainement se placer dans la guerre, s’armer et bombarder, exterminer des civils, des gens sympas, normaux, avec des vies distraites eux aussi et une bonne convivialité la plupart du temps. J’ai été marqué par le conflit en Yougoslavie, m’interrogeant sur ces massacres entre soi, de tous ces gens qui vivaient si proches les uns des autres la minute d’avant, et se violaient, s’exterminaient la minute d’après, alors qu’ils avaient la modernité, la technologie, des championnats de foot et des pop corn au cinéma. Ça n’allait pas ensemble, ce confort, ces distractions familiales, et ces tueries.

MissBourgogneGlobalement je déteste la guerre, comme Miss France. Et je sais que vous aussi, vous détestez la guerre. Tout le monde déteste la guerre, c’est normal, ça pique et ça tue ; sans parler du fait que ce n’est pas très moral, et bien souvent inutile. « Quel gâchis ! » entend-on souvent si l’on tend l’oreille, ou encore « tout ça pour ça… » ou « quelle absurdité ! ».

Et pourtant, il a suffi d’un soir, d’un massacre d’innocents comme nous, d’un seul coup et avec des méthodes dignes des pires cauchemars, pour lancer la France dans la guerre.

EN DEUX JOURS.

J’ai compris donc pour la première fois comment les choses arrivaient dans l’Histoire. J’ai compris que le progrès, les Lumières, l’expérience du passé, l’humanisme revendiqué, l’esprit des anciens, na valaient pas tripette face au consensus sanguinaire. Le besoin de vengeance, animal, est bien plus fort que tous les raisonnements. Il est reptilien, immédiat, naturel. L’exigence de sécurité et le besoin de vengeance sont des instincts primaires, on ne peut pas lutter. Le temps court pulvérise le temps long. L’émotion désintègre la raison. Nous avons eu notre Pearl Harbour…

francois-hollande-arrive-a-versailles-pour-un-discours-face-au-congres-le-16-novembre-2015_5464406J’ai critiqué le congrès de Versailles pendant qu’il se tenait. J’ai détesté cette séquence. Tout mon corps, toute mon âme, savaient que nous allions plonger dans la guerre d’un seul tenant, avec des grands mots et des airs obscurs. C’est arrivé. Ils en ont appelé à l’union sacrée. Si tu critiques, tu es un traître. Si tu doutes, tu es un hippie. L’union sacrée, c’est l’expression massue, imposée par ceux qui pour la deuxième fois de leur mandat peuvent espérer une ébauche d’unité. Je ne dis pas qu’ils se réjouissent, ne soyons pas cynique, mais en tout cas ça tombe bien. Et soudain je me souviens de cette expression que disait mon grand-père pour s’amuser « ce qu’il nous faudrait c’est une bonne guerre ! ». Une « bonne » guerre, c’est un élan collectif, un ennemi commun, des usines qui tournent, une énergie nouvelle qui remet du baume au coeur… Mais embaume les corps. Parce que merde à la fin ! On parle quand même d’aller exercer la peine de mort à grande échelle. C’est ça la guerre. (Notons donc au passage que plein de gens que je connais sont contre la peine de mort, mais pour la guerre. C’est savoureux… Mais bon, je sais, c’est pas pareil, c’est reptilien…)

Un ami m’a dit « Tu ferais moins le philosophe si cela avait été ta femme, ou ta fille, au Bataclan ! ». C’est exact. Je pense que si cela avait été ma femme ou ma fille je serais déjà en guerre partout en train de combattre avec plus de Kalachnikov sur moi que dans tout le Moyen-Orient. Mais c’est pour protéger l’humanité de cela que nous avons créé un tas d’institutions, des lois, des protections collectives. Pour nous éviter ces pulsions de mort, cet instinct de vengeance. Nous protéger de nous-mêmes.

Ces-sept-deputes-qui-n-ont-pas-vote-l-etat-d-urgence_article_landscape_pm_v8Alors quand soudain je vois qu’en moins de deux jours tombent toutes les barrières, je m’effraie.
Quand je vois que seulement six députés ont voté contre la loi sur l’état d’urgence, je suis tétanisé. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas la signer, mais s’interroger n’est pas un crime. Prendre du recul est possible. Mais là : non. L’esprit de meute est bien là, le sang au bout des crocs est unanime, et quiconque s’y opposera se prendra une fatwa républicaine. Depuis tout petit je me méfie des groupes et des consensus ; on me l’a souvent reproché, de rester dans mon coin. Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi. Le consensus m’angoisse, surtout quand il est spontané, soudain et trempé dans l’émotion et le sang. (et cerise sur le gâteau, savoir que Balkany chante la Marseillaise dans un grand élan d’union nationale a tout pour m’émouvoir, c’est vrai. Pardon. Non mais c’est bien que des soldats français risquent leur vie pendant qu’il bronze dans son riad payé par le contribuable. Tout va bien. Mais je m’égare. Union sacrée, pardonnez-moi.)

Alors voilà, nous sommes en guerre. C’est ainsi. Là-bas, à coté des barbares dans les camps poussiéreux, des enfants, des femmes et d’autres innocents s’en prennent plein la gueule (les bombes choisissent mal leurs cibles), nourrissant souffrances et esprit de vengeance pour des décennies. Echec général de l’humain, de la raison et de l’Histoire. Le massacre continue, à la violence on rajoute la violence. C’est acté, c’est signé, c’est populaire. Et cette guerre là-bas, loin, dans le désert, porte le même nom que cette guerre ici, là, dans les cités, mais aussi dans nos libertés. Un seul mot pour tout compter, tout justifier. Du Rafale qui bombarde en Syrie, à la Loi de Renseignement qui surveille ici, il en reste un petit peu je vous le mets quand même ? Tu prends tout, tu fermes ta gueule et tu serres les fesses, c’est l’union sacrée mec…

« Ok donc t’es contre l’état d’urgence et la fermeté ? » (on me l’a dit)

Pas du tout. Je rappelle au passage que j’ai fait mon service dans l’Infanterie de Marine, que j’ai adoré cette période de ma vie, que j’y ai brassé la France, et que je pense que la suppression du service militaire a été la plus belle connerie de ces dernières décennies. J’ai d’autre part toujours été sensible à la notion de défense et de self-défense, que je pratique d’ailleurs toujours aujourd’hui. Je crois aussi qu’il fallait effectivement mener cette gigantesque campagne d’arrestations et de perquisitions qui se continue aujourd’hui (il y a huit mois ça aurait été bien mais bon, un truc m’échappe.)… Mais je ne crois pas qu’il fallait foncer tête baissée dans la guerre là-bas, en le clamant, tel un croisé, l’oeil ému et le bras tremblant. Cette croisade en Syrie est un autre dossier, un merdier capitalistico-pétroléo-stratégico-mafieux de grande envergure, qui n’a pas grand chose à voir avec notre unité nationale. Le combat ici, oui, plus fort, plus intelligent, concentré, financé, argumenté, accompagné, expliqué. La guerre là-bas ? Au minimum un débat. Une concertation du peuple. Un temps de recul avant de se la jouer Bush. N’a-t-on donc rien retenu des vingt dernières années ?

Et puis j’aurais rêvé que cette campagne ici se fasse au service d’un message plus puissant que simplement « la guerre ». J’aurais rêvé que cette contre-offensive soit le bras armé et imparable de « l’amour ». C’est possible. On aurait pu agir de la même façon sans employer les mots qui fâchent tout de suite. On aurait pu envoyer les mêmes troupes dans les cités sans exacerber cette pulsion de vocabulaire sanguinaire. On aurait pu renouveler notre amour, notre tolérance et notre dignité, comme l’avait fait le ministre Norvégien en son temps. On aurait pu évoquer l’idée de remettre en cause nos accords commerciaux avec des pays chelous (l’Allemagne vient de le faire, avant nous bien sûr), clairement, sans ambiguité. On aurait pu s’exprimer main dans la main avec des musulmans de France, comme cette vielle dame l’a dit, donnant l’espace d’un instant un sourire à tout le monde. On aurait du remettre l’éducation, l’intégration, le partage, les investissements pour l’avenir, en priorité, pour ensuite, dans un deuxième temps, parler de forces de police, d’engagement militaire, etc. Dans cet ordre, le discours aurait tout changé. On serait passé d’un pays qui pense d’abord et agit ensuite, à un pays qui dégaine et finit par regretter, façon Bush.

Nous avons perdu notre sang-froid et avons foncé dans l’Histoire des guerres avec si peu de recul que j’en suis terrifié. Je vous invite à ne pas m’insulter si vous n’êtes pas d’accord : c’est là tout l’enjeu de ce texte.

62 réflexions au sujet de « C’est donc comme ça que débutent les guerres ? »

  1. hormis le contexte qui n’est pas le même, je n’arrête pas de penser à Jaurès en 14 (c’est le moment ou jamais) d’autant plus que je passe devant sa statue tous les matins en allant au boulot. Et je n’arrivais pas à le raccrocher complètement à notre actualité. Votre article vient de faire le lien. Je suis bien d’accord avec vous.

    1. Nous sommes en période de commémoration de la première guerre mondiale, pour 4 ans. Comme la ligue des droits de l’Homme lors de son dernier congrés parlait des soldats français tués par l’Armée française, j’ai essayé de faire passer l’idée que lors de nos cérémonies de commémoration nous essayions de soulever la question: « mais pourquoi cette guerre? pourquoi cette boucherie? » J’ai osé dire que c’était absurde. Ma proposition n’est pas allée loin. J’ai pourtant la fierté de savoir que mon association, la ligue des droits de l’Homme, a été une des rares voix de la société civile à affirmer que la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois soulevait des graves problèmes pour les libertés. http://www.ldh-france.org/

  2. Entièrement d’accord avec ce billet sauf en ce qui concerne le service militaire qui ne remplissait que très rarement un rôle d’apprentissage du civisme, mais plus un pli à prendre d’asservissement et de manque de réflexion.
    Ce manque de réflexion qui effectivement, dans le cas présent, substitue un besoin de vengeance à un besoin d’éradication du terrorisme.

    1. Lors du service militaire, vous êtes mélangés dans un échantillon représentatif de la population, sans filtre culturel ou sociologique. Où ailleurs cela existe-t- il?
      De plus, vous surestimez le pouvoir d’asservissement des militaires sur des jeunes cons de 20 ans
      😉

      1. Pour être mélangé aux gens j’ai été à l’école et j’ai aussi été éduqué par mes parents. C’est pas mal aussi être éduqué par les siens plutôt que par des types qui t’apprennes à tuer.

        1. vous vous méprenez jeune homme.
          Cette l’Ecole est un lieu de mixité, mais selon où vous vous trouvez, vous êtes mélez à des gens de votre « classe », selon le quartier, la ville, la région.
          Le service national n’est pas un stage de formation pour assassins.
          Vous y auriez appris :
          le sens de l’effort et du dépassement.
          le sens du Devoir
          le sens du respect (de tous)
          le sens d’ esprit de groupe.
          Ces Valeurs qu’aujourd’hui on ne retrouve NUL PART!
          sauf dans certaines « grandes écoles » plutôt inaccessibles à la « masse » dont je suis issu.

    2. Le service militaire avait cette qualité de mixer la société, c’était le dernier retranchement de lutte contre l’illettrisme, combien en « état d’échec », y ont appris un métier(maçon, plombier, chauffeur poids-lourd,…).
      Les « Tanguy » se faisaient une raison, loin de maman.
      Les « grandes gueules » apprenaient une nouvelle forme de respect… parfois à coup de mitar, et de perm supprimée.
      Pour les autres, c’est une « étape » d’homme.
      Car toutes générations confondues, le sujet du Service Militaire fait remonter des anecdotes, des aventures, des missions, des paysages, des cultures rencontrées à l’étranger, de belles amitiés, des Souvenirs ancrés.

  3. Bonjour,

    Vous avez exprimé exactement ce que je pense, y compris à propos du service militaire.
    Je n’ai que sidération devant un reniement si rapide des valeurs hier défendues. Hors les 6 voix contre, lequel de ces dirigeants pourra se regarder en face. David Van Reybrouck propose une part des représentants tirés au sort:
    http://www.liberation.fr/france/2014/03/07/les-elections-n-ont-jamais-ete-concues-pour-etre-democratiques_985329
    Contrairement au manque de recul dont on pense pouvoir accuser ce type de représentation, elle se serait certainement mieux comportée que les élus professionnels.

    Cordialement,

    Patrick

  4. Oui, en dehors du service militaire… Qui a mon sens est franchement un gâchis de temps pour ceux qui le font et la négation de leurs droits individuels. Après tout, les rois faisaient aussi la conscription. Dans ce cadre, qui se fait tuer ? Pas le fils de bourgeois (il est en planque soit comme officier, soit dans l’administration). Non, c’est celui qui n’a pas eu d’éducation qui se retrouve comme chair à canon. Donc si on avait un service militaire… ? Bah ce serait moi qui irait me faire tuer… Mouais. (caricature)

    Sinon, merci. Article très bien écrit, très équilibré, et qui à mon sens montre quelles devraient être les priorités de la France aujourd’hui.

  5. Oui, répondre à la haine par l’amour… Je connais un certain nombre d’humains qui ont cette folie en eux… Ils sont encore trop peu nombreux, trop décalés, mais je ne désespère pas qu’un jour ils seront les plus forts.
    Et de mon point de vue, une chose est capitale et totalement passée sous silence : l’accompagnement à la parentalité, pour que les enfants d’aujourd’hui cessent d’être élevés dans les coups et les punitions, et devient des adultes chez qui le respect de l’autre est quelque chose de vécu depuis la plus tendre enfance… Ça changera le monde !

    1. Dommage, on approche de l’hiver, sinon je serais bien allé cueillir un bouquet de fleurs des champs. Je les ferai sécher dans des livres, ensuite je pourrai les coller sur des cartes avec un petit mot, à monsieur le chef de DAESH, poste restante, Raqqa (ou Mossoul, il a plusieurs bureaux).
      Je vais aussi faire une couverture en patchwork avec mes restes de laine, pour les enfants de Syrie.

  6. Bonjour Vinvin. Merci pour cet intéressant billet. Petit détail sur lequel je ne suis pas d’accord : je ne me sens pas responsable de ce départ en guerre. Ce sont nos dirigeants qui sont reptiliens. Ou politiquement calculateurs. J’ai voté pour un programme de gauche, pas un programme de guerre.

    As-tu lu le billet de @AbouDjaffar ici : http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2015/11/21/san-andreas/ ? Ça éclairera certainement quelques points qui t’échappent, comme tu dis !

  7. « Et soudain je me souviens de cette expression que disait mon grand-père pour s’amuser « ce qu’il nous faudrait c’est une bonne guerre ! » »
    Moi aussi, je me souviens de ce temps là, j’étais ado et je me disais que lorsque tous ces vieux cons seront morts, on n’entendra plus ça et le monde changera… Maintenant j’entends des gens bien plus jeunes que moi dire la même chose (et pas seulement depuis la semaine dernière), je ne suis donc pas surpris par cette réaction guerrière.
    Comme vous, je me demande comment nous n’avons rien retenu, non seulement des vingt dernières années, mais du vingtième siècle tout entier !

  8. Parait que des député ont rédigé une motion pour la censure de la presse, qu on va interdire les manifestations de citoyen(ne)s contre le réchauffement climatique et que des personnes pourront sortir armées en dehors de leurs heures de services ???

    Depuis quelques jours j’ai arrêté de me désinformer du moins stoppé toute télé, presse, radio.

    Ma lenteur contre cette urgence que j aime pas.

    Bien entendu il faut tout mettre en oeuvre pour prévenir ces attentats mais se servir de l’intelligence ne nuirait pas

    1. Je peux savoir ce qui vous a fait changer de posture et regarder ailleurs..
      Parce que c’est vraiment de cela qu’on a besoin…que les gens arrêtent d’ingurgiter le discours pré-maché. . Merci d’avance pour la réponse !

  9. Merci encore une fois pour ces propos pesés, mesurés, argumentés.
    Nous payons très cher des années de Status quo…

    Cela dit. La question c’est : Et maintenant, on fait quoi ?

    En janvier j’avais proposé modestement à quelques amis que l’on se retrouve pour discuter et qu’on essaie de faire des choses à notre niveau. Tout le monde a eu piscine.. Ca m’a découragée. Je ne prétends pas sauver ni la France, ni la planète. mais j’ai envie de prendre mes responsabilités au moins pour la part d’un colibri joufflu.

  10. J’ai apprécié la lecture de cet article et je suis plus ou moins d’accord avec pas mal de chose. Mais il y a un « mais ». Si on doit entrer en guerre je pense qu’il serait dangereux d’y aller à reculons. Oui, ils vont trop loin avec leur unité nationale et cette quasi-absence de débat. Oui il faut aussi miser sur l’éducation, l’intégration etc. Mais si on va en guerre c’est pour la gagner. Il faut tout le monde dedans. On ne peut pas avoir un pied dedans et un pied dehors. Il faut y aller à fond. Franchement quitte à y aller je pense qu’on est encore trop prudent. On devrait demander à nos alliés officiels de choisir: soit ils nous aident à prendre le contrôle du territoire actuellement contrôlé par Daesh, soit ils ne sont pas vraiment nos alliés un point c’est tout. Malheureusement à court terme pour sauver des vies il faut en arriver là et rien n’empêche de continuer de débattre et de réfléchir à l’éducation à côté de ça.

    1. Nous n’avons pas les moyens de ce discours martial.
      Les pays européens sont des centres commerciaux, avec deux ou trois vigiles armés d’Opinel N°03…

        1. Ce n’est pas une guerre classique dans laquelle deux camps, deux armées s’affrontent. Ou plutôt, ce ne sont pas les mêmes types d’armées.
          D’un côté, il y a l’armée classique avec ses hommes, ses matériels, sa tournure d’esprit, ses « scrupules », ses méthodes éprouvées au cours des années et des siècles, très puissante, quasiment mondiale, et de l’autre, il y a des fanatiques, sans règles, insaisissables. Lorsque qu’on en arrive à une guerre dans ce type d’affrontement, même la plus puissante armée du monde est inefficace tout au moins si le but est l’éradication.
          Il n’y a que les actions à la base, bien avant que le « conflit » naisse, qui peuvent quelque chose. L’autre solution est financière, économique, mais là, trop d’intérêts sont en jeu, des intérêts divergents en plus. Et là, autant il est possible de regrouper des forces armées, du matériel, des intelligences, autant en matière économique tous ces regroupements sont problématiques.

  11. Merci, je me sens moins seul. Je crois qu’il s’agit du Premier ministre norvégien qui a répondu par «plus de démocratie» après le massacre d’Utoya, et non danois

  12. Les guerres ne sont-elles pas inhérentes au genre humain ? Du point de vue philosophique, je suis d’accord avec vous mais, en étant un peu cynique, j’ai peur que l’humanité ne puisse vivre en bonne intelligence étant donnée l’évolution démographique à l’échelle mondiale

  13. Oui, merci.
    mis à part le service militaire ^_^, !
    Mais quand on pense avant d’agir. Je suis d’accord que certain choisissent de renoncer à leur autonomie pour servir les autres et leur sécurité en vu de construire la paix future et l’entente entre les peuples et les humains.

  14. Une guerre ? Quelle guerre ? Le mot fait peur, mais la réalité est bien différente. Nous n’avons tout simplement plus les moyens de mener une guerre. Notre armée est à bout de souffle : l’engagement au Mali (qui se souvient de ça ?! on parlait déjà de guerre !) rince nos capacités, et nous voilà tout contents de trouver 6 avions pour bombarder une fois pas semaine. 6 avions, 3000 hommes, 12 hélicoptères et 50 blindés, voilà toute notre capacité, dans l’indifférence générale. Plus un sous-marin lanceur d’engins nucléaires, bien utile, et dont on ne sait pas vraiment si les missiles sont opérationnels (lors du dernier essai, le bidule a explosé au bout de quelques secondes…)

    Ce qui moi m’inquiète c’est bien ce décalage entre les postures martiales et la réalité du terrain : que se passera t’il quand nos ennemis verront que le roi est nu ?

    1. Je pense qu’on se rendra compte que le roi est moins nu que ce que vous pensez.

      Le bidule qui a explosé… ? Vous croyez franchement qu’un seul bidule est tiré ? Il y a peut-être dix bidules tirés, et un qui foire…

      Moi ce qui m’agace c’est quand je lis que l’armée française c’est 100 000 hommes, voir plus, mais qu’un micro engagsement à 2000 guss en Afrique c’est la mort…

      Ils sont où les 98 000 autres ?

      D’autre part, on est pas tous seuls. Il y a l’Otan et l’Europe. Certes ça sort pas tout seul et il faut remuer de la paperasse, mais dans le cadre d’une guerre conventionnelle, ça suffira je pense.

      On est dans une guerre (je ne me sens pas trop impliqué personnellement, mais j’habite loin, et la France…) mais pas une guerre conventionnelle. C’est une guerre de terrorisme et de guerrilla. Le genre de guerre qui ne se gagne pas avec des sous-marins.

    2. J’aime beaucoup votre discours défaitiste sur l’armée Française…….la France est engagée dans le monde entier, pas seulement au Mali, nous sommes présent : Afghanistan, Irak, Djibouti, océan Indien, Pacifique, Caraïbe , Guyane , donc l’armée française assure sa mission et je connais pas d’autres pays en dehors des USA qui ont une telle couverture, même les Anglais ont lâché l’affaire……les russes ont tout donné en Syrie, ils ont du arrêter la guerre en Ukraine pour aller faire celle de Syrie…..
      Vous avez le syndrome de la ligne Maginot, en imaginant que la France est un pays faible…..et que son armée est faible , pour info la France possède 250 rafales……donc on a les moyens de faire cette guerre!
      Il faut juste j’en convient investir dans l’humain et le matériel pour faire face à l’enjeux.
      Que de mensonges
      N

  15. Alors là, je suis tout à fait d’accord et c’est toujours très agréable de lire ce genre de message. Merci pour ces mots.
    Encore bravo pour cet écrit car il faut du courage, et restons encore debout face à la haine grâce à notre amour de la vie, de l’éducation, du partage etc…
    Très bonne semaine à vous,

  16. « Un ami m’a dit « Tu ferais moins le philosophe si cela avait été ta femme, ou ta fille, au Bataclan ! ». »
    Je n’en suis pas si sûre. Il me semble qu’un époux a publier à ce sujet. Sa réponse « Non à la haine » à beaucoup circulé.
    J’ai beaucoup aimé vous lire. Merci

  17. Je ne vois pas ce qui vous choque ? il y a des gens que ça arrange la guerre, c’est la pulsion de mort inhérente à certains décisionnaires, et qui ont besoin d’une guerre pour se sentir vivants… Ils jouent avec les instincts primitifs des masses… Bref, toujours la même histoire, encore et toujours… Besoin de contrôle, besoin de pouvoir, soif d’argent…

  18. Peut etre qu’en les isolant totalement, en empechant tout commerce, tout echange, toute sortie et entrée, en coupant l’eau, etc. ils se ratatinerais sans qu’on ai besoin de frapper d’autres cibles que les strategiques.Cree une frontiere autour de daech plutot qu’autour de l’Europe.

  19. Franchement tu parles bcp pour rien dire, ton texte est plein de contradiction, rédigé sous la pulsion du moment, tu n’aurais pas du écrire ce papier ou du moins, tu aurais du prendre ta plume à un moment ou tu aurais été calme et apaisé

    1. Bonjour,
      je n’ai pas trouvé de contradiction, mais peut-être suis-je encore pris par l’émotion? pouvez-vous indiquer ces contradiction auquel vous faites référence ?

  20. Penser que l’on entre en guerre tête baissée par besoin de vengeance est un point de vue qui se vaut, mais personnellement j’ai une autre hypothèse :
    La menace était déjà pressentie depuis de nombreux mois. Dans un article du 2 octobre, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avertissait que des menaces étaient imminentes, et qu’elles seraient impossible à déjouer.
    Or l’état d’urgence aurait déjà dû être décrété, en toute logique. Et pourquoi cela n’a pas été fait ? Parce que l’opinion publique n’était tout simplement pas prêt.

    Nous avons en horreur la guerre, comme tu l’as si bien expliqué, et les français pensent majoritairement comme toi. Or notre président n’aurait jamais eu la légitimité politique pour décréter un état d’urgence et larguer des missiles à Rakka avant qu’un attentat de cet ampleur ait lieu.

    Donc selon mon hypothèse, le discours va-t-en-guerre d’Hollande n’est pas tant une réponse reptilienne qu’un ajustement de l’opinion publique à la réalité : nous sommes en guerre depuis de nombreux mois, et l’attentat que nous avons subit en est la preuve.

    Par ailleurs ton point de vue n’est pas forcement celui partagé par certains commentateurs qui ont au contraire salué la retenue de notre président dans les premiers jours contrairement à d’autres politiques comme Manuel Vals, qui sont entrés directement dans le registre belliqueux.

  21. Merci pour ce texte Cyrille, je me sent moins seul. J’ai perdu quelques « amis » en partageant ce genre de reflexion sur les réseaux sociaux… Mais après tout, je n’ai pas besoin d’amis qui ne reflechissent pas… ou ne sont pas ouvert à la discussion.
    J’ai fait la même expérience que vous à propos du service militaire, et j’ai regretté sa suppression. Je pense que non seulement il faudrait le rétablir, mais l’améliorer, en envoyant nos recrues sans armes dans les pays qui necessite une aide humanitaire.
    Apporter une entraide à des peuples qui en ont besoins, ne serait pas seulement bénéfique pour eux, mais aussi pour nous, le voyage, le mélange, les cultures différentes font grandir ceux qui les cottoient.

  22. « plein de gens que je connais sont contre la peine de mort, mais pour la guerre.  »
    On pourra toujours débattre de la forme mais je m’intéresse au fond.
    Quand vous voyez deux enfants se donner des coups, les laissez-vous faire?
    Quand vous voyez des personnes prêtes à en venir aux mains ou se battre, les laissez-vous faire?
    Quand vous voyez une jeune fille se faire importuner par un tenteur de chance un peu lourd, tournez-vous le regard?
    C’est à chacun de nous de ne pas laisser faire n’importe quoi.
    La seule vraie réponse, c’est l’amour ce qui inclue de ne pas laisser faire n’importe quoi. Cela fait des années que je me demande comment la communauté mondiale peut laisser des dictateurs massacrer leur peuple.
    C’est à chacun de ne pas laisser faire n’importe quoi. Et s’il faut que certains soient les premiers, ils ne seront pas les derniers car toutes les conséquences de ces inactions nous retomberont dessus un moment ou un autre.
    Je suis contre la peine de mort mais pour la guerre.
    Mais qu’on nous épargne toi et moi si possible très longtemps… d’avoir à choisir un camp…

  23. Au début, votre texte m’a fait grand bien. je me demandais si quelqu’un se rendait compte qu’il n’y avait plus ni reflexion, ni discernement, mais simplement un « tire ! et on verra après ». Plus de justice ni lois mais des règlements de compte à toutes les échelles…
    C’était tellement bon de vous lire que j’ai voulu finir l’article en me fumant un petit cigare… et la fumée m’est restée en travers de la gorge lorsque je suis parvenue à votre laïus sur le service militaire et les guerres justes…
    Faudrait savoir : violence ou non-violence ?
    C’est d’abord ce positionnement qu’il faut prendre pour fonder tout point de vue. La violence ne peut injuste et cruelle dans certains cas et pas dans d’autres !
    Je vous invite à lire mon article à ce sujet.
    https://www.pressenza.com/…/la-non-violence-fondement…/
    Merci quand même de vos mots : ils contribuent à la réflexion et sur ce point je suis bien d’accord : il y en a bien besoin
    claudie

  24. « usines qui tournent » « la mort à grande échelle »… Je suis tout neuf question ambiance de guerre, j’ai 25 ans. Mais en voyant les images du charles de gaulle partir à la guerre, j’ai vu le sens du terme « complexe militaro-industriel ». J’ai fait un peu d’usine, j’ai compris le terme « complexe militaro-industriel ». Pour être honnête, je ne suis pas bien en forme…

    Pour ce qui est du service militaire, tout les aspects positifs que j’ai pu lire dans les commentaires, je l’ai retrouvé dans mon asso sportive.

    La mixité sociale, l’asso prête du matériel en plus, t’es à poil sous la douche.
    La catharsis de la pulsion guerrière, tu la fais, bien encadrée par des observateurs de tous bords, sur le « champ de bataille », le temps de la course. Surtout, qu’elle ne dérape pas, qu’elle ne déborde pas. Et quand c’est finit, tu te pintes la tête comme pour la quille! Tu racontes tes folles aventures et tout et tout…

    En plus de ta fameuse mixité de classe, tu rencontres ces personnes handicapées, mentalement ou physiquement. Ces personnes que tu ne vois surement pas bidasse.
    Alors tu rencontres Martin, autiste de 35 ans, ou Martine 42 ans, qui a chopé la polio à l’âge de 10 ans. Alors du coup, ta putain de mixité chaussée de rangers, la pétoire en bandoulière, je te la fouterais bien dans l’oignon, le cirage je te laisse l’étaler tout seul, tu sais comment ça marche, t’as fait le service militaire…

    Dernière remarque, « ça fait voir du pays »… en s’unissant dans une asso t’as les moyens d’en voir du pays, voir des compétitions, faire des sorties… tu peux même aller t’entraîner en Allemagne pendant 12 mois avec les collègues de là bas si tu veux.

    Bon, je m’excuse, je suis chaud là. Le type qui laisse le commentaire « on retrouve plus ces valeurs nulle part » m’a mis dedans.
    Mais je ne peux plus entendre encenser la guerre…

    Tu regrettes le service militaire? Mais vas sur le charles de gaulle mon poulet! VAS! Il n’y a plus de place? Vas voir François, si vous êtes assez nombreux il t’en préparera un nouveau! Comme ça tu pourras te mettre sur la gueule avec les copains qui sont partis un peu avant!
    Par contre, tu fous la paix à ceux qui reste! Et si tu chouines que tes gosses n’ont plus le sens de… je sais pas de quoi! Et bien tu vas faire du sport avec lui, dans une asso, tu aides l’asso à se développer, tu t’investis, on sait jamais, peut être que tu vas kiffer. Pense à cette alternative, quand l’envie de tuer te prends. T’éviteras de me faire chialer!

    Je finis avec une citation de je ne sais pas qui, et je m’en excuse: « la non-violence est la conversion d’une colère. Il faut être un guerrier pour être non-violent. La non-violence du lapin ou du mouton est inutile. »

    La bise vinvin.

  25. « On est en guerre ! » « Ca y est : On est en guerre ! »

    Ben… oui. Depuis Septembre 2014 en Irak, et Septembre 2015 en Syrie, ça n’est ni une nouveauté – ni une conséquence des attentats de Paris. On est en guerre depuis des mois, et tout le monde semble le découvrir (et découvrir au passage qu’une guerre, ça fait des morts, y compris dans la population)

    Alors évidemment -et heureusement- Daech ne peut pas nous bombarder. Du coup ils envoient « ce qu’ils peuvent »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Chammal

    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151016-syrie-250000-morts-quatre-ans-osdh-guerre-bachar-assad-etat-islamique

  26. Bonjour,

    Il y a clairement de la vérité dans ce que vous dites. On dira que Daesh représente bien le mal et les dérives de notre société et de notre monde. C’est comme une maladie qui se nourrit de nos erreurs et de nos mauvais côtés.

    Et alors l’antidote : combattre ce mal par le mal ?
    Bien entendu que les moyens actuels employés (à défaut de troupes au sol) vont continuer à le « nourrir » dans sa quête d’asservissement sinon d’exécutions des populations innocentes (comme vous dites) déjà en souffrance bien avant nos bombardements.

    Que faire ?
    En France déjà, il y a un grand travail sur l’intégration ou la réintégration, la « déradicalisation » déjà entreprise, la remise en état d’un service national, une plus grande rigueur dans le suivi des profils jugés dangereux, et plus généralement dans l’application de nos lois … sont tout autant d’idées pour nous faire avancer tous ensemble.

    Pour là bas que proposez-vous ?
    Quand on voit leur volonté de nous exterminer et ce mal qui les anime, je ne vois pas un autre moyen que d’employer la force malheureusement. Nous aimerions un monde d’amour et de paix. Eux, ils voient l’apocalypse et la fin du monde.

  27. Merci pour cet article chaleureux. Dans cet ordre effectivement le discours aurait tout changé mais là on est triste et effaré, finalement renvoyé dans le même néant dans lequel les attentats nous plonge.

  28. Comme l’a dit M. Jancovici dans un autre registre, le gouvernail doit bouger à une vitesse cohérente avec la taille du navire.
    En effet, braquer subitement dans une direction sur un paquebot provoque inévitablement des effets incontrôlés bien au delà de l’intention initiale. C’est la même chose pour un pays et ses décisions politiques qui ont une grande inertie.

  29. Bonjour,
    Je suis globalement de l’avis de l’auteur.
    Mais je crains fort que ces arguments anti-guerre, qui sont aussi les miens, ne puissent plus entendus et a fortiori compris, dans un pays qui se croit déjà effectivement en guerre, et où le matraquage politico-médiatique en ce sens, intense et ininterrompu, vient alimenter quotidiennement cette illusion de guerre, morbide et mortifère.
    C’est qu’il y a bel et bien eu, à l’étrange faveur des attentats, un coup de force « politichien » (de garde…) de la part de F. Hollande. Il s’est emparé, en ces terribles circonstances, et d’un seul coup d’un seul, du leadership politique de l’U.E. (à la barbe d’une A. Merkel bien encombrée dans son éphémère « solidarité » tous azimuts que lui reprochent aujourd’hui son propre parti comme l’extrême-droite allemande). Il a ainsi réussi, au moins pour un temps, à installer sinon dans le cœur, du moins dans l’esprit d’une grande majorité de la population française et européenne, cette sinistre guerre, ce funeste « devoir de tuer » à quoi tout doit se soumettre. D’un côté tonnant et vociférant bien fort contre les féroces « ennemis de l’Europe et du monde entier », de l’autre assurant que « la France répondra à la haine par la fraternité…à la terreur par la force du droit » (discours du 19 nov.à la Fondation Chirac).
    Fraternité et Force, on l’a compris, se doivent en effet d’être très bien armées, au sens propre du terme, pour mener à bien ce « combat impitoyable » qui fait exulter par avance notre « bello-lâtre » ou « fou de guerre » de Président.
    Et tout cela ne fait au total que rendre plus parlante, plus spirituelle, la célèbre définition de la guerre donnée en 1831 par Carl von CLAUSEWITZ : « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». En effet, F. H. a fait de la guerre contre « Daech » son unique politique de rechange (à supposer même qu’il en ait eu une auparavant…) et son instrument le plus précieux en vue de son hypothétique réélection en 2017. Instrumentaliser la guerre extérieure pour asseoir son trône intérieur, la chose est pourtant éventée de longue date. Mais visiblement cela ne l’empêche pas de marcher encore. Jusqu’à quand?

  30. Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec ce texte ou cette pensé, mais je ne pourrai l’appelé pensé que si ce texte est signé.

  31. J’en appelle à l’Amour et bannis la Haine …. Bien évidemment !!! ……. puisque mon fils, retenu par son employeur n’a pu se rendre au concert ce soir-là !! …… puisque qu’il n’a pas gonflé le triste effectif de cette macabre liste, comme l’ont fait trois de ces amis, qui eux n’ont pas été retenus par leur employeur.
    Mais ….. Qu’en aurait-il été si ce soir-là l’effet papillon n’avait pas fonctionné …. désolée, je ne peux répondre à cette dernière question qui me hante depuis le 13 au soir.

  32. Je n’aurais pas été capable de m’exprimer aussi clairement que vous et je vous remercie pour ce texte avec lequel je suis en accord à 99% j’ai une réserve quand au service militaire. Positif ou négatif je ne saurais le dire. Dans mes connaissances masculines, certains l’ont apprécié et d’autres l’ont mal vécu. Personnellement je pense qu’il est toujours possible d’être confronté à une personne qui disposant d’une certaine autorité en fera un mauvais usage et cela quel que soit le milieu dans lequel elle l’exerce.

  33. Bel effort pour mettre en mot ce que nous avons perdu.
    Vous aimez écrire, ca se voit, et c’est un bon support à une pensée que je trouve clairvoyante.

    Valls et Hollande on réussi à « Israiliser » la France, aujour’d’hui on nous demande de voir des ennemis partout, et de vivre dans la peur.

    La France avant Sarko puis Hollande avait très peu de raison d’avoir peur..

    Je pense vraiment que dès que ces parasites seront partis, la France redeviendra un modèle et une voix ecoutée.

    Je le pense.

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